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JEUX DE MOTS. Pour des maux incompris.

Dernière mise à jour : 18 févr.


Pourquoi

j’invente

des mots ?


Pas par jeu.

Pas pour faire original.

Mais parce qu’il y a des moments

où la langue ne suffit plus.


Je ressens des états qui ne sont ni tout à fait des émotions, ni tout à fait des pensées.
Des zones intermédiaires. Des sensations diffuses.



Des impulsions qui n’entrent dans aucun mot existant.
Et quand quelque chose n’a pas de nom, il devient difficile à reconnaître.
Encore plus difficile à partager.

Alors j’ai inventé des mots pour expliquer à mon fils
que l’on peut ressentir des choses qui ne sont pas encore nommées.


Quand les mots manquent


Il existe des mots pour la tristesse, la joie, la colère.

Mais que fait-on de ce mélange précis entre fatigue, lucidité et tendresse ?
Ou de cette peur calme qui n’est pas de l’angoisse ?
Ou de cette joie fragile, presque coupable ?

Ces états-là existent. Ils traversent nos corps.
Mais ils restent orphelins de langage.
Inventer un mot, c’est dire : ce que je ressens a le droit d’exister.
 


Pourquoi des animaux ?

Les animaux ressentent sans expliquer.


Ils habitent leurs états sans les analyser.
Ils sont instinct, rythme, réaction, présence.

Associer des états d’âme à des animaux, c’est contourner le mental.
C’est revenir au sensible, au corporel, au vivant.

Un mot-animal n’explique pas. évoque. Il laisse de l’espace.
Il permet à chacun de reconnaître quelque chose de lui-même.

La langue n’est pas un musée.
C’est un organisme vivant.
 

Une langue pour les états fragiles.
Mes mots sont peut-être étranges.
Ils sont parfois bancals. Parfois maladroits.
Mais ils tentent de faire place à ce qui tremble,
à ce qui hésite, à ce qui n’entre dans aucune case.

Si l’un de ces mots permet à quelqu’un de se dire :
« ah… c’est exactement ça », alors il a déjà rempli son rôle.

 
J’invente des mots parce que je crois que nommer, c’est résister à l’effacement.
C’est résister au statisme et accepter nos états d’âmes.


Je crois,

sans doute naïvement,

que créer des mots

est parfois une manière

de guérir des maux.




Je me suis aiglée 

pour trouver le courage de publier mes livres.

Je me suis tortuée pour ne pas les lancer dans le monde impulsivement.

Et aujourd’hui j’ai eu la capacité de me phénixer, pour enfin exister.




► Mes carnets de recherches : https://www.wendiedekandiss.com/dicos



Je ne peux que vous envoyer des humanimaux pour vous donner le force d'être incompris.

C'est là que commence la Vie ! Dans le droit de s'affranchir.

Dans la capacité de ne pas plaire et de réfléchir à l'envers.




Wendie de Kandiss.

Le jeu des maux, pour des mots.

Architecte de littérature polyscope.


#Forgerondemots #néologismes



Credit photo : violetkaipa de Getty Images - Licence Canva Pro

Images Humanimaux : Wendie De Kandiss - Photoshop


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