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MANIFESTE — Le droit à la nullité : Poésie de poubelle dorée.

Dernière mise à jour : 19 févr.



Je suis une météo orgasmique et volcanique.

Complètement naze et chaotiquement nulle.

Insoumise et allergique à la « lissitude » sociale.


Non, je n’ai pas besoin de respiration karmique, ni de posture d’éléphant de mer, ni de petit cachet multicolore. On dirait une distribution automatique de licorne magique, merci bien.

 

Il y a des jours où je me sens nulle.

Breaking news : ce n’est pas une pathologie.

C’est une variation humaine non édulcorée.



Être nulle, c’est refuser

de jouer au Monopoly de l’ego.

Je ne collectionne ni trophées imaginaires

ni diplômes d’humeur stable encadrés au-dessus du canapé.

 

La nullité ? Il faudrait la déclarer à la police des convenances,

celle qui verbalise les écarts de pensée.


Maladroite ? À supprimer.

Excessive ? À recadrer.

Émotive ? À corriger.


Tous les jours le bonheur. Vraiment ? Il est où ?

Dans la boîte de céréales enrichies en hypocrisie ?

Dans le tube de ketchup édition cache-cache ?

Ou en promo entre le rayon surgelé et le poisson périmé ?

Franchement, qui gobe ça ?

 

On voudrait des êtres humains sans débordement,

avec option sourire permanent intégré

et batterie écolo certifiée conforme.

 

Il faudrait un jour férié pour le droit à la nullité.

Fermer la porte quelques jours à la perfection

rendrait les gens plus humbles — et probablement plus supportables.

 

Malheur : chaque mot devrait être élégant,

doré à la feuille de patchouli, odeur fleur de jasmin.

Puis validé par le comité mondial du bon goût gestationnel.

 

Bonheur : j’écris de travers, je pense en vrac,

et je ne mets aucun filtre sur mon chaos réactionnel.

Ça pue l'œuf pourri et les phrases hachées version griffonnée.


Je n’ai pas envie d’être une usine

à réflexion brillante en continu.

Je n’ai pas signé pour produire

une pensée arc-en-ciel 7 jours sur 7.

 

Parfois, je laisse le chaos faire du bruit.

C’est moins chic qu’un mantra quotidien,

mais nettement plus honnête.


Se sentir nulle :

repose les neurones du contrôle.

Ça déboulonne les Vikings de l’humeur stable

qui brandissent leur sérénité,

comme des machettes en plastique recyclé.

 

Mais franchement, soyons honnêtes :

Même les plus orgueilleux doutent.

Iron Man et Willy Wonka font partie team.


Faut-il cacher nos failles pour faire croire que nous sommes

des déesses et des dieux grecs ?

Si c’est ça, je choisis d’être Cléopâtre qui embrasse Jules César.

Non mais sérieux, qui pourrait croire que je suis Cléopâtre.


Soyez nulles. Soyez nuls.

Parfois, ça soulage la pression morale.


Accepter d’être nul, c’est faire de la place mentale.

Alors je le dis, joyeusement et sincèrement :

JE SUIS NULLE.

Et je suis heureuse.


La boutique de la perfection a fermé.

Les Bisounours sont partis en désintox.

Et Blanche-Neige a fait un croche-patte à Casimir.


Crise de sincérité, non lissée.

C'est poisseux, c'est bruyant, ça fouette, ça colle aux dents.

Et bordel, qu’est-ce que ça fait du bien d’être imparfaite.


Kiss.❤️


Wendie De kandiss

Jour Férié de la Nullité

PDG spécialisée en Chaos Corporate.



Crédit photo SergeyNivens - Licence Canva Pro.

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